Leader Montpellier

Facture électronique : mise en conformité sans mauvaises surprises — retour sur notre atelier à Montpellier

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Jeudi 26 mars à 18h30, Leader Montpellier a réuni des dirigeants chez Acelys Montpellier pour un networking à forte valeur ajoutée : “Facture électronique : mise en conformité sans mauvaises surprises”. Une soirée utile, directe, et surtout révélatrice : beaucoup d’entreprises ne mesurent pas encore l’ampleur du changement… alors même qu’il concernera dès 2026 toutes les structures, y compris les TPE.

Un grand merci à notre adhérent Étienne Rietzler d’avoir porté ce networking et d’avoir permis des échanges aussi concrets qu’utiles entre dirigeants.

Un intervenant “terrain” pour un sujet qui ne pardonne pas

Pour ce décryptage, nous avons eu le plaisir d’accueillir Marc LAMORT DE GAIL, expert terrain et pilote du Groupe de Travail AFNOR – DGFIP pour le e-reporting. Son intervention a mis tout le monde d’accord : sur la facture électronique, il faut sortir des généralités et passer aux décisions.

L’approche : pragmatique, orientée risques / arbitrages / plan d’action, avec des retours d’expérience issus de premiers projets de mise en conformité.

Une réforme qui touche toute l’entreprise (pas seulement la compta)

Premier enseignement de l’atelier : la facture électronique n’est pas “un sujet comptable”. C’est un projet d’entreprise, qui impacte :

  • les process (commande, réception, validation, litiges),
  • la qualité des données (référentiels clients/fournisseurs, TVA, conditions),
  • les outils (ERP, facturation, GED, achats, etc.),
  • la trésorerie (délais, rejets, statuts, paiements),
  • et la relation commerciale (clients / fournisseurs : ce qui passe, ce qui bloque).

En clair : si le pilotage n’est pas clair, le projet dérive.

Les pièges les plus fréquents (et coûteux)

Au fil des échanges, plusieurs pièges sont revenus — et ils expliquent pourquoi tant d’entreprises ne se sentent pas prêtes :

  1. Attendre “quand ce sera obligatoire” : l’anticipation fait la différence (et évite la panique).
  2. Sous-estimer les données : une facture électronique “propre” dépend de référentiels propres.
  3. Choisir un outil trop tôt : sans cadrage, on achète une solution avant d’avoir défini le besoin.
  4. Penser que tout se règle en externe : sans sponsor interne, l’entreprise subit.
  5. Oublier l’écosystème : clients, fournisseurs, partenaires… tout le monde doit être embarqué.

“J’ai un comptable” : oui… mais comprendre le circuit est indispensable

Point clé (trop sous-estimé) : la facture électronique ne fonctionne pas dans un seul sens.

Même avec un expert-comptable, il est essentiel, côté dirigeant, de comprendre ce qui se passe quand on reçoit une facture :

  • comment elle arrive,
  • comment elle est contrôlée, validée, refusée ou mise en attente,
  • quels statuts existent,
  • comment on gère un litige,
  • et surtout : quelles conséquences sur les délais et la trésorerie.

Si l’entreprise “ne comprend rien” au circuit, elle s’expose à des rejets, des retards de paiement, des erreurs de traitement… et au final à des coûts invisibles mais bien réels. Avoir un comptable, c’est un atout. Piloter et comprendre les enjeux, c’est indispensable.

Ce qu’on recommande : un plan d’action en 5 étapes

À l’issue de l’atelier, une trajectoire simple et actionnable s’est dégagée pour se mettre sur les rails :

  1. Cartographier les flux : émission / réception, factures “standards”, cas particuliers, multi-sites, etc.
  2. Fiabiliser les données : clients, fournisseurs, TVA, SIRET, adresses, conditions de paiement…
  3. Clarifier la gouvernance : qui décide, qui exécute, qui valide, qui arbitre.
  4. Définir la cible : processus, responsabilités, scénarios “normaux” et “litiges”.
  5. Tester sur un périmètre : pilote rapide, retours, ajustements, puis montée en charge.

Objectif : éviter la conformité “subie” et transformer la réforme en opportunité d’améliorer les process.

Pourquoi Leader Montpellier met ces sujets sur la table

Chez Leader Montpellier, nous rassemblons des dirigeants du territoire pour avancer sur des sujets concrets, partager du vécu et repartir avec des clés de décision, dans un esprit “Donner, Recevoir, Partager”.
Cet atelier illustre exactement ce que nous voulons provoquer : des échanges utiles, accessibles, orientés action, au service du développement de nos adhérents.

À retenir

  • La facture électronique arrive dès 2026, et concerne aussi les TPE.
  • Ce n’est pas un sujet “outil” : c’est un projet d’entreprise.
  • Les pièges sont connus : attente, données, gouvernance, choix trop tôt.
  • Même avec un comptable, il faut comprendre le circuit, surtout côté réception.
  • Un démarrage cadré + un pilote = moins de risques, plus de maîtrise.

Vous voulez participer à la prochaine session ?

Vu l’impact et le niveau d’enjeu, cet atelier sera renouvelé avec d’autres adhérents.
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