Le mardi 31 mars, Leader Montpellier a réuni dirigeants et experts à la Maison des Relations Internationales pour une soirée dédiée à un sujet trop souvent sous-estimé : l’interculturalité dans le commerce international.
À l’international, l’enjeu n’est pas uniquement ce que vous vendez. Il se joue aussi dans la manière dont l’autre l’entend. Une décision qui traîne, une négociation qui se fige, un management qui se grippe : très souvent, ce sont les codes (communication, hiérarchie, rapport au temps) qui font la différence.







Une soirée rendue possible grâce à nos partenaires
Merci à nos partenaires : Le Club des Exportateurs Méditerranée Pyrénées, Montpellier, Ville, Métropole et CCAS, Business France, ainsi qu’à toutes celles et ceux qui ont contribué à la qualité des échanges.
Deux interventions pour remettre les idées au clair
Leïla Benali, coach et formatrice interculturelle, a partagé une approche précieuse pour réussir à l’export : entrer en relation avec un “esprit du débutant”. Observer avant d’interpréter. Écouter avant de conclure. Et garder ce fil conducteur : “vendre, c’est servir l’autre”.
Bernard Rivas (Oxo-impact) a rappelé une évidence parfois oubliée : réussir à l’étranger, c’est d’abord comprendre un pays. Une stratégie export n’est pas qu’un sujet d’offre ou de logistique. C’est un pari culturel, qui touche autant au discours, aux usages… qu’aux détails qui peuvent tout faire basculer.
Une table ronde inter-pays : du terrain, du vrai
Temps fort de la soirée : la table ronde inter-pays, avec des retours concrets et des nuances utiles.
Objectif : partager ce qui ne s’apprend pas dans un guide. Les réflexes. Les erreurs classiques. Les ajustements simples qui évitent des mois de blocage.
4 enseignements à retenir (et qui peuvent coûter cher si on les ignore)
1) Même quand on connaît très bien un pays, rien n’est automatique
On peut penser être “en terrain familier”. Puis réaliser que les codes professionnels et relationnels ne se devinent pas. Ils s’apprennent. Ils se maîtrisent. Et ils conditionnent la confiance.
2) Un marché “évident” ne l’est jamais
Un grand acteur européen du sport a lancé son concept au Canada en pensant combler un “vide” sur le petit prix. Résultat : un échec. La leçon est claire : s’il y a un “vide”, il y a souvent une raison. Habitudes d’achat, concurrence locale, attentes clients : le terrain décide.
3) Le contexte impose le produit
Au Japon, arriver avec des équipements médicaux très volumineux dans un hôpital peut être inadapté. La réalité n’est pas la même. L’espace disponible. L’organisation. Les contraintes. Adapter un produit, ce n’est pas “optionnel”. C’est stratégique.
4) Chine : “un oui” n’est pas toujours un accord
Idée reçue fréquente : “en Chine, tout va très vite” et “un oui = un accord”. En réalité, un “oui” peut être un signal d’écoute. La décision dépend souvent d’un process multi-acteurs. Le relationnel et la confiance structurent le tempo.
L’interculturel : un levier de performance
Cette soirée a confirmé une chose : l’interculturel n’est pas une “option”. C’est un levier de performance quand on veut exporter, recruter, manager ou négocier à l’international.
Merci à Clare Hart, de la Maison des Relations Internationales, pour son accueil chaleureux et son introduction qui a parfaitement lancé la soirée. Merci également à Nao Ping pour le vin, qui a ajouté une touche conviviale aux échanges et au networking.
Et maintenant : on continue avec la Commission Internationale
Le sujet est trop stratégique pour s’arrêter là. Chez Leader Montpellier, une Commission Internationale existe pour continuer à partager du terrain, des bonnes pratiques et des mises en relation utiles.